Equipe de France Jeune

L'Equipe de France U21 Garçons disputait la Coupe d'Europe B à Saint-Pétersbourg, en Russie. Après avoir réalisé un sans faute en match de poule, puis battu l'Ecosse en demi-finale, ils accèdent à la finale, synonyme de remontée dans le groupe A. Cerise sur le gâteau, ils ressortent vainqueur de la finale contre les Polonais et deviennent champions d'Europe. 

 

 

Récapitulatif des résultats :

Matchs de poule : 

France 4-2 Ukraine

France 4-1 République Tchèque

France 7-2 Turquie

Demi-finale :

France 3-2 Ecosse

Finale : 

France 3-0 Pologne

 

 

Aymeric Bergamo, l'entraîneur des U21, et Vincent Le Croller reviennent sur ce magnifique parcours dans cette compétiton 

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Les garçons ont fait un parcours sans faute, pensiez-vous que ça allait se passer comme ça?

Aymeric : Avant la compétition nous espérions évidemment faire le meilleur parcours possible. Mais nous avons toujours fonctionné par étape. D'abord sortir 1er du groupe, puis gagner cette demi-finale (l'objectif que nous nous étions fixés) et bien sûr...finir notre aventure sur une victoire est toujours plus agréable.

 

Vincent : Nous l’espérions évidemment mais chaque match devait être pris à part, on savait que notre poule était plus aisée que l’autre mais il ne fallait pas tomber dans le piège de la facilité. Le match contre l’Ukraine devait être le 1er et c’est toujours délicat de commencer un tournoi surtout quand on n’a pas d’informations sur l’adversaire. Finalement il a été décalé, les Ukrainiens ayant eu des soucis pour passer la frontière. L’attente a été longue mais les joueurs ont su se mobiliser au bon moment. Après ça, le rythme de la compétition était lancé : match, récup’, débriefing, repas, briefing, match…. Le match contre la République Tchèque a été bien préparé et les joueurs ont bien respecté le plan de jeu, le match contre les Turcs était délicat, nous savions que nous étions qualifiés pour la demi-finale mais il était préférable de terminer 1er de la poule et il fallait à tout prix éviter les blessures, les joueurs de la Turquie ayant montré lors de leurs matches précédents un engagement pas toujours maîtrisé… il a été difficile de se mettre dedans mais le discours de mi-temps a permis de remettre les joueurs dans la bonne dynamique.

La demi-finale contre l’Ecosse était le match le plus important, mais j'en parlerai dessus après. 

La finale a mal commencé pour nous, les Polonais ont eu la maîtrise de la balle pendant presque toute la 1ère période mais notre gardien a été impeccable, 2 minutes avant la fin du quart-temps, on repris le contrôle du jeu et on obtient un PC que l’on transforme en stroke puis en but. Dès lors, le match a été pour nous et on pu marquer régulièrement, à 3-0 la pression n’était plus sur nos épaules et nos gardiens ont été présents jusqu’au coup de sifflet final.

 

 

Le match le plus difficile semble être la demi-finale contre l’Ecosse, quel a été l’état d’esprit pendant la mi-temps et surtout la pause entre le 3ème et le 4ème quart temps?

Aymeric : Ce match correspondait à la réussite ou à l'échec de notre compétition. Il y avait donc une tension particulière. La difficulté résidait surtout dans la différence de niveau entre les équipes de notre poule et cette équipe d'Ecosse. Une fois que l'équipe s'est adaptée nous avons eu une possession de balle importante. Ce sont nos erreurs techniques, bien trop nombreuses, qui ont permis aux écossais de rester dans le match.

Le discours pendant les pauses a été assez simple : notre plan de jeu fonctionnait, nos joueurs avaient les qualités pour gagner, nous devions donc trouver l'équilibre entre l'intensité qu'il fallait maintenir à chaque instant et la maîtrise des émotions.

 

Vincent : La demi-finale contre l’Ecosse était le match le plus important, il y a forcément eu beaucoup de tensions et énormément de déchets techniques de notre côté, au début, on a laissé les Ecossais imposer le rythme et ils ont profité très efficacement de nos erreurs, ils ont même pu marquer alors que nous avions repris le jeu à notre compte. Heureusement, les joueurs sont restés confiants dans leur capacité à appliquer la stratégie proposée, ils sont su passer devant leurs adversaires physiquement, mentalement et finalement au score.

 

 

Qu’avez-vous pensé du niveau de la compétition ?

Aymeric : Cela reste une coupe d'Europe B... Je pense que L'Ecosse et la Pologne arrivaient à combiner joueurs de talents et structure tactique. Les autres équipes étaient moins bien organisées mais compensaient par beaucoup d'agressivité. Ce qui rend les matchs de toute façon difficiles à jouer.

 

Vincent : Notre poule était la moins relevée, notamment au niveau du positionnement et de la structure de jeu mais c’était compensé par beaucoup d’engagement physique ce qui rend difficile la prise de distance et l’instauration du rythme. Dans l’autre poule, l’Italie a commencé très fort pour finalement s’avérer en dessous de ce que l’on pouvait espérer tandis que les Russes n’ont, sur aucun match, été à la hauteur du niveau montré généralement par leur collectif sénior, ils ont probablement eu beaucoup de mal à gérer la pression à domicile... L’Ecosse et la Pologne étaient les meilleures équipes avec des structures bien posées et des qualités de techniques individuelles importantes.

 

 

Une montée en U18, puis une nouvelle montée cette année, cette génération semble prometteuse ?

Aymeric : Cette génération a du talent et a appris de ses erreurs, ce qui est, en plus, une preuve d'intelligence. Actuellement nous avons un déficit de travail par rapport aux grandes nations. Ces joueurs ont deux ans pour augmenter le niveau d'exigence, la qualité et la quantité d'entrainement. Nous avons un endroit idéal pour ça qui s'appelle l'INSEP. J'encourage donc chacun à se positionner pour intégrer le pôle. Les échéances à venir en valent la peine.

Je pense que si nous remontions dans le temps d'une bonne dizaine d'années, beaucoup de joueurs de cette génération n'auraient rien à envier aux autres des grandes nations. L'écart se creuse parceque nous devons comprendre que le travail est une condition sine qua non à la performance bien plus que le talent.

 

Vincent : La génération est de qualité, on ne peut en parler sans penser à Eliot Curty et Etienne Tynevez qui ont joué la WL3 avec les Séniors, ou encore à Martin Poupée et Hugo Desgouillon qui n’ont pas fait partie du groupe pour raisons médicales. Ce qui s’annonce prometteur c’est le potentiel de progression des joueurs et donc de l’équipe au regard des deux années à venir, si le groupe reste mobilisé et si les joueurs se donnent les moyens de travailler régulièrement, dans des conditions optimales, on peut espérer un résultat dans 2 ans qui nous permettrait de nous qualifier en Coupe du Monde. Les matches tests vont se multiplier (des rdv ont déjà été pris) et la continuité du travail entamé l’an dernier pour Glasgow, dans le modèle des systèmes de jeu appliqués en sénior, va permettre de peaufiner et de renforcer les automatismes. Le travail technique devra gagner en exigence et en application, cette disponibilité sur le terrain fait toute la différence entre un groupe B et un groupe A, entre le bas du groupe A et une demi-finale...

 

 

La jeunesse aurait pu être un point faible, mais ont peut dire quelle a été une force finalement ?

Aymeric : Oui d'une certaine manière nos jeunes ont insufflé à l'équipe une forme d'insouciance et surtout leur plaisir de participer à cet événement. Maintenant chaque joueur sélectionné, a bien entendu été sélectionné en raison de ses qualités de joueur et de coéquipier et pas en rapport à son âge.

 

Vincent : Je crois que la valeur n’attend pas forcément le nombre des années… les joueurs ont déjà construit des expériences intéressantes, certains ont connu Calais et ont retenu certaines leçons, à Glasgow, il a fallu se remobiliser après un 1er match perdu, tous les matches étaient durs, la demi finale contre l’Autriche et la finale contre la Pologne ont été riches d’enseignements. A St Petersburg, on a pu constater que l’équipe a été capable de réagir vite, de s’adapter et finalement de manifester une solidarité et une communication qui ont fait que même nos temps faibles n’ont pas eu de conséquence irréversible. Cela permet d’engendrer de la confiance et de la vigilance qui sont des qualités très importantes. Les valeurs construites par cette équipe sont bonnes, elles peuvent les amener au meilleur niveau.

 

 

Un petit mot pour la fin ?

Aymeric : Il me serait impossible de terminer sans féliciter les joueurs. Parce qu'il ne faut jamais oublié que ce sont eux qui sont au coeur de la performance. Alors bravo à eux. Et à titre personnel remercier le staff. C'était un vrai plaisir de travailler ensemble et leurs qualités professionnelles ont énormément apporté à notre équipe.

 

Vincent : Bravo aux joueurs pour leur disponibilité et leur engagement mais aussi pour tout ce qu’ils ont mis de côté, il ne peut y avoir de haut niveau sans renoncement et c’est un plaisir de constater que les efforts paient, c’est une leçon de vie. Bravo aussi à l'encadrement, chacun dans son rôle et dans son style a permis à l’équipe de s’exprimer et de performer.

 

Adrien Coffigniez, a été élu meilleur buteur avec 8 buts au compteur, il nous donne son ressenti sur ce titre : 

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Quel est ton ressenti après avoir reçu le titre de meilleur buteur ? 

Tout d’abord je n’avais pas du tout pour objectif d’être meilleur buteur de la compétition. J’ai commencé à y penser après les matchs de poule. Bien qu’étant une récompense individuelle, elle a évidemment un côté collectif car c’est avec toute l’équipe que l’on marque un but. D’autant plus que je marque la plupart de mes buts sur petit corner, et donc l’équipe à rôle primordial.

 

Quel est, selon toi, ton plus beau but de la compétition ? 

Sans aucun doute le deuxième but de la finale sur petit corner, la « F1 » avec Cham’ (Thomas Chalumeau). Ce but nous permet de faire le break à un moment important de la finale.

-> à 3m05 ici

 

Quelque chose à rajouter ? 

Cette compétition est un merveilleux souvenir de hockey pour moi, avec des joueurs ayant jusqu’à quatre ans d’écart, on a réussi à construire un groupe fort et soudé ! On a su élever notre niveau de jeu jusqu’à la finale et terminer sans défaite. Je suis fier et heureux d’avoir participé à cette belle aventure.

 

 

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